Depuis le mercredi 2 avril 2025, les ministres des Affaires étrangères du Mali, du Burkina Faso et du Niger, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), sont à Moscou à l’invitation de leur homologue russe Sergueï Lavrov.
« Première session des consultations Alliance des États du Sahel (AES) – Russie », est le nom de cette rencontre.
Il s’agit pour les participants de consolider les relations entre leurs pays respectifs. La rencontre commencée la veille mercredi 2 avril 2025 est prévue durer 48 h.
Le Mali, le Burkina Faso et le Niger dirigés par des gouvernements issus des coups d’Etat, sont des partenaires de la Russie en Afrique.
Le déplacement de leurs ministres des Affaires étrangères à Moscou vise à marquer une étape clé dans la réinvention géopolitique du Sahel.
Depuis leur départ officiel de la CEDEAO fin janvier 2025, ces trois pays se sont regroupés au sein de l’AES pour revendiquer leur souveraineté.
Et la Russie est désormais leur partenaire stratégique pour ce tournant historique. Notamment dans la lutte contre les groupes jihadistes qui ravagent la région.
Avec l’appui de Moscou, ces pays espèrent renforcer leur capacité militaire.
Mais ce n’est pas tout. L’économie est un volet clé de ce rapprochement : les ministres sahéliens espèrent des progrès dans des domaines comme l’énergie, les mines et les infrastructures, fait savoir le confrère RFI qui en parle.
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« Cette rencontre participe de la volonté commune des chefs d’État de la confédération AES et de la Fédération de Russie d’étendre leur partenariat et leur dialogue politique à l’échelle confédérale et de les inscrire au cœur de leur agenda diplomatique, de développement et de défense.
Le rendez-vous de Moscou constitue une étape importante dans l’établissement des relations de coopération et de partenariat stratégique […] dans les domaines d’intérêt commun entre l’AES et la Russie », affirment les ministres.
Si la Russie tient ses engagements, ce ne sera pas qu’un partenariat économique, mais la construction d’un axe géopolitique capable de redistribuer les cartes en Afrique.
Eirena Etté